
✨Le cheminement pour accéder à l’autonomie – à la fois physique, psychique, éthique, économique… – fait partie du parcours de développement de tout un chacun. Elle est à la fois appréciée pour soi-même et socialement valorisée, recherchée, voire requise. Mais de quelle autonomie parle-t-on réellement ?
Nous apprécions notre autonomie, dans le sens où elle nous permet de nous passer de l’aide d’autrui, d’éviter de nous retrouver en situation de dépendance pour effectuer telle ou telle action. Ce besoin rejoint ce que la société et l’entreprise exigent également de nous : que nous acquérions un degré d’autonomie suffisant dans notre quotidien personnel et professionnel (le temps que les personnes qui seraient sollicitées pour pallier notre manque d’autonomie étant compté et représentant un coût).
En ce sens, dès lors que nous pouvons être en possession des facultés requises pour accomplir les tâches que nous souhaitons ou qui nous sont demandées, nous pouvons aisément nous penser « autonome ». Mais le sommes-nous réellement ?
La question peut mériter un petit temps de réflexion car la notion d‘autonomie est de fait beaucoup plus vaste que l’acception mécaniste à laquelle nous nous référons habituellement.
👉 Une autre vision de l’autonomie :
Si l’on explore un peu plus avant la notion d’autonomie, force est de constater que son antonyme n’est pas la dépendance mais l’ »hétéronomie ». L’hétéronomie est rarement évoquée, pourtant il s’agit simplement du « fait d’être influencé par des facteurs extérieurs, d’être soumis à des lois ou de règles dépendant d’une entité extérieure ».
Or si nous considérons les règles que nous suivons, nos principes, nos cadres de pensée, nos croyances individuelles, nos jugements… ne serions-nous pas plus hétéronomes qu’autonomes ?
L’objet de ce partage n’est pas de remettre en question le bienfondé des cadres qui nous permettent de vivre en société. Mais plutôt d’interroger notre conscience sur la manière dont nous sommes influencés : comment ? par qui ? par quoi ? jusqu’où ?
Interroger en effet notre degré d’hétéronomie pour mieux comprendre où nous en sommes sur notre chemin d’autonomisation, d’individuation, et peut-être mieux le construire. Bien sûr, il n’est pas toujours facile de faire le point avec soi-même, de regarder sous un autre angle, de prendre conscience des introjections, de confronter de potentiels non-choix, de considérer de nouvelles perspectives.
Pourtant, toutes les questions impliquant nos choix, nos comportements, notre rapport à autrui, au monde, notre responsabilité… sont des questions essentielles, existentielles. Elles font partie de notre humanité. Pourquoi se priver de ce dialogue ? Par manque de temps ? Mais le « manque de temps » n’est-il pas déjà lui-même un de ces « facteurs extérieurs » qui organisent notre dépendance ?…
Serions-nous, in fine, piégés dans une hétéronomie insoupçonnée qui pèserait inexorablement sur notre réelle capacité d’autonomisation ? En partie, certainement, ne serait-ce que par l’influence de nos apprentissages, de notre culture, de nos rencontres… (il serait en effet déraisonnable de penser que nous pouvons nous construire seuls 😉). Mais en partie seulement !
👉 Le choix de l’Inspiration :
Dès lors qu’il y a possibilité de choix, le déterminisme n’a plus de prise. Or la possibilité de choix existe en la matière : il s’agit du choix que nous faisons chaque jour de ce dont nous nous « inspirons ».
Choisir nos sources d’’inspiration c’est choisir ce dont on va se « nourrir », ce qui va nous permettre de nous aligner sur nos valeurs profondes, d’affirmer nos choix de sens, de tracer ce chemin unique et singulier qui est le nôtre.
Il serait vain d’imaginer que nous ne sommes pas influençables, mais il serait également dommageable de renoncer à mettre en œuvre notre responsabilité sur ce point. Si l’hétéronomie nous enferme dans une influence subie, l’inspiration nous offre l’opportunité du choix et du discernement.
Alors, pourquoi ne pas explorer les chemins de l’inspiration qui permettent de développer une autonomie qui ne soit pas seulement « mécanique » mais authentique, plus alignée sur toutes les dimensions de notre être et plus ancrée dans les valeurs profondes qui nous animent ?
C’est aussi parce qu’il n’est pas toujours facile de prendre le temps d’une démarche réflexive pour pouvoir affirmer ses valeurs, ses sources d’inspiration et ses choix, que cette démarche peut être accompagnée par un coach ou un superviseur professionnel.
Et vous, quelles sont vos sources d’inspiration ? 😊